Histoire

Barberey Saint Sulpice Autrefois

 

STATUE DE  NOTRE DAME DE LA BONNE VOIE

Statue en fonte sur un socle en pierre : érigée à l’origine le long de la voie par des personnes qui avaient échappé à un accident de chemin de fer. Réinstallée le long de la route à proximité du passage à niveau.

ÉGLISE

Description sommaire de l’Église de Barberey-Saint-Sulpice.

L’église est construite avec une jolie flèche, sur le type des églises rurales. La nef date du XII ème siècle et le reste du XVI ème. Le clocher après restauration a été recouvert d’ essentes de châtaignier.

Vitraux:

19ème : don de Anne-Sophie Dupont, aïeule de la Famille Valton, créateurs des sous-vêtements pour enfants bien connus sous la marque Petit-Bateau.

20ème : Pour ces derniers, vitrail dédiée à Notre Dame de la Bonne Voie.

Le plan est en forme de croix latine; l’abside voûtée en pierre est à cinq pans. Sa façade est fermée par une cloison en bois au centre de laquelle s’ouvre une petite porte en accolade surmontée d’une aiguille à crochets frisés.

Une tribune en bois sculpté à jour, composée de vingt-cinq panneaux orne le mur occidental.

La décoration statuaire est digne d’intérêt. : notamment Saint Sébastien en bois du XVI ème, Saint Jean, Sainte Anne, la Vierge également en bois polychrome mais du XVII ème siècle et le buste reliquaire de Saint Sulpice en bois sculpté.

Georges-Jacques DANTON, le révolutionnaire né à Arcis sur Aube, a passé une partie de sa jeunesse à Barberey-Saint-Sulpice. Son oncle, Nicolas Danton fut vicaire-desservant de Payns et de Saint Lyé avant d’être nommé curé de notre commune le 22 Août 1771.

Il voulut entourer son neveu des meilleurs soins en le faisant entrer dans sa treizième année, au séminaire de Troyes en 1772.

Le brave curé se fit le guide moral et spirituel de l’enfant rude et indiscipliné, et qui donna de bonne heure des signes d’une espièglerie hors du commun. Ne pouvant se plier à la discipline de l’établissement, il suivit les cours de l’Observatoire mais il était évident qu’il n’avait pas l’intention de rentrer dans les ordres. Après des études de droit à la faculté de Reims, l’achat d’une charge à Paris lui permit de devenir avoué. Au cours de sa courte vie d’homme politique, il eut le temps de fonder le Club des Cordeliers et assura différentes fonctions au sein de la Commune et du Directoire. Il fut le chef du gouvernement insurrectionnel avant de devenir député de Paris à la Convention. Membre du Comité de Salut Public, il en fut éliminé en 1793; réclamant la fin du régime de la terreur, accusé de tiédeur, il fut guillotiné sur ordre de Robespierre à l’âge de 35 ans.

Nicolas Danton, son oncle, mort en 1789, ne connut donc pas la fin tragique de son neveu. Avec les restes d’autres personnalités, il repose sous la dalle d’entrée à l’extérieur de l’église.

CHÂTEAU

Bel exemple de l’architecture du 17 ème siècle.

Château de Barberey-Saint-Sulpice

Cette maison forte du 13 ème sur la motte féodale a été vendue par Charles de Choiseul Praslin en 1596, à Louis le Mairat, maire de Troyes.
Entouré de douves et d’une rivière, le château de Barberey, construit en 1626 par Jean 1 er Le Mairat, se situe dans un cadre enchanteur non loin de la Seine.
Superbe édifice classique de style Louis XIII, le corps de logis (trois niveaux) que surmonte une belle toiture d’ardoise se caractérise par un savant appareillage de briques et de pierres (panneaux, cordons et lambris).
Le propriétaire actuel,  à l’origine de son sauvetage et de sa complète restauration ; le château est classé Monument Historique depuis 1980 pour les façades et les toitures, le reste de l’édifice étant inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1930.
Seuls le jardin à la française, le parc de 9 hectares (douloureusement frappé par la tempête de 1999) et l’ancien verger sont accessibles à la visite.

USINE HYDRO-ELECTRIQUE

Installée sur la Seine le site d’un ancien moulin, elle est gérée par le Syndicat d’Energie de l’Aube.
Le courant, qui produit 1,5 million de KW/h, est racheté par EDF.

En amont, une échelle à poissons leur permet de remonter le fleuve.

CANAL, BASSIN ET PONT-CANAL

Par décret impérial du 21 germinal, An XII, (1805), Napoléon prescrit de rendre navigable la Seine jusqu’à Châtillon sur Seine. Dès l’ordonnance du 7 juillet 1840, l’ingénieur en chef Olivier Lebasteur exécuta les travaux et la circulation fut établie à la fin de 1846.

Ordonné en 1860, le prolongement après Troyes ne commença qu’après la guerre de 1870, ce qui donna du travail aux nombreux chômeurs. La compagnie ferroviaire Troyes-Châtillon aurait, dit-on, fait pression sur les banques pour ne pas accorder les crédits qui auraient permis de rendre cette partie étanche, elle ne fut pas utilisée.

En 1879, le ministre des travaux publics décida de porter le gabarit des écluses à 38 m 50 de long et 5 m 20 de large. Ce canal fit partie des oubliés de cette mise aux normes. L’absence de trafic qui en résulta entraîna le déclassement en 1957 du tronçon Méry sur Seine – Troyes et sa radiation des Voies navigables de France.

Le transfert de propriété de l’État au département envisage de l’aménager pour en faire un lieu de promenade et rendre la navigation à nouveau possible lorsque les ouvrages auront été remis en état ou reconstruit.

Le Pont-Canal, monument historique inscrit, a subi les outrages du temps et des vandales. Il retrouvera une partie de sa splendeur passée après la remise en eau du bassin. Ce bassin a vu s’y dérouler jusqu’en 1955 régates et concours de pêche.

HISTOIRE DE LA RUE DES NOZEAUX

Août 1922 : Modification de la largeur du Pont des Nozeaux. Remise en état.

1er Juin 1989 : Aménagement d’un lotissement commercial au chemin des Nozeaux.

13 Juillet 1993 : Implantation des feux tricolores.

Août 2019 :  Électrification de la ligne Paris Troyes. Démarrage des travaux du 1er Pont Rue des Nozeaux. Démolition de l’ouvrage actuel et reconstruction d’un ouvrage neuf.

Ce pont routier est situé entre Barberey Saint Sulpice et La Chapelle Saint Luc.